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 Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]

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Wonsul d'Ongil
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MessageSujet: Re: Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]   Sam 7 Nov - 17:18

Wonsul garda le silence, alors que Nataku s'était détournée de lui, comme si elle semblait gênée de le voir ainsi, si.... négligé. Tenant toujours en sa main le peigne de Pyong, il s'avança de quelques pas afin de rejoindre Nataku, quand celle ci se mit enfin à parler. Elle lui parla alors du Hueco mundo.. une lieu désertique et froid...que cela était paradoxal... surtout pour un espace de sable et non de neige. A dire vrai Wonsul en avait déjà entendu parler par le passé, en écourtant ses collègues, mais jamais il ne l'avait foulé de ses pieds ni constaté de ses yeux propres. Un désert pouvait il êtres inchangé? Cela semblait irréel...Car un tel lieu ne pouvait rester immobile... Le vent souffla une fois de plus avec force, forçant le jeune homme à placer une main sur son visage afin d'empêcher ses longues mèches entraver sa vue et fouetter son visage. Voila pourquoi il n'aimait point les avoir si libre de toute action. Cependant son visage imperturbable n'en montra rien, alors que désormais, Nataku n'était qu'a moins d'un mètre de lui.

Un jour il faudra qu'il se confronte à ce désert, afin de comprendre le pourquoi de cette froideur.... Ses yeux d'un bleu si clair se portèrent à nouveau sur son interlocutrice qui avait reprit la paroles, mais cette fois si, sur un tout autre sujet. Son propre Zanpakutoh. C'est donc avec un silence respectueux qu'il la laissa s'exprimé, tout en exposant apparemment une certaine crainte envers le comportement que pouvait parfois adopter Raito. Par contre ce qui surprit un peu notre 4e siège, ce fut cette hésitation en ses derniers mots... comme si la faiblesse avait reprit le dessus sur cette volonté de fer, qu'il avait entrevu... Leurs pas avaient cesser, alors que soudain, la jeune femme s'accroupit, comme vaincu par ce vent qui était devenu bien plus cruel en cette heure tardive. Ses bras se croisèrent comme pour rechercher la chaleur, alors qu'elle stipula de continuer un peu plus avant et qu'elle le rejoindrait tantôt. Mais le shinigami n'en crut point un mot, il le ressentait en son reiatsu. Elle avait trop forcée.

Lentement il glissa son peigne entre ses dents, afin d'être plus libre de ses mouvements, et s'accroupit à son tour à ses côtés, son regard croisa un instant le sien, si opposé...puis plaça ses bras sous son corps afin de l'attirer contre lui, faisant fie du vent agaçant et incessant qui soulevait ses cheveux où bon lui semblait. Une fois fait, Wonsul se redressa de toute sa hauteur, portant entre ses bras le corps frêle et tremblant de Nataku. Puis il tourna les talons et s'activa d'une démarche attentive vers la masure qu'ils avaient quitter précédemment. Son coeur battait régulièrement et avec calme en sa poitrine, alors que son visage toujours aussi insondable, ne portait pas la moindre attention à son précieux fardeau. De son dos il repoussa la porte d'entré et pénétra sur les lieux restreint, tout en prenant garde de ne pas percuter le bocal qui protégeait son oeuvre...

La porte une fois close, le vent n'avait plus atteinte sur eux, et étrangement cela réchauffa un peu leurs corps..Oui , car Wonsul même s'il ne montrait rien avait ressentit la morsure de ce froid d'automne qui annonçait l'hiver. Aussi délicatement que possible, le shinigami reposa Nataku sur sa couche, afin qu'elle se repose un peu et se dévêtis de son propre haut afin de la recouvrir. Le jeune homme , ainsi à découvert retint un frisson de froid, avant de repérer le coin adapter pour y faire un feu. Le bois mort était bien présent...mais il ne trouva rien qui puisse l'allumer. Alors sans plus de recherche, alors qu'il retira de sa bouche le peigne précieux, Wonsul aménagea les bouts de bois avant de pointer un doigts en leur direction et proféra sur un ton simple :


-Hado no 4 Byakurai

Dosant parfaitement sa puissance, un faible éclair quitta l'extrémité de sa phalange, avant d'atteindre le bois et l'enflammer. Observant encore par prudence que le feu prenne bien, le shinigami resta immobile quelques secondes puis se rapprocha de Nataku pour la reprendre à nouveau dans es bras,en replaçant son peigne entre ses dents, et revint près du feu. Il s'assit sur le sol poussiéreux, gardant contre lui la jeune femme emmitouflée dans on haut de Kimono, laissant peu à peu la chaleur des flammes faire leurs office et les réchauffer.

-Cela me navre que tu penses que je puisse te laisser seule derrière mes propres pas. Je ne laisserai jamais un de mes semblables qui possède cette volonté en soi, ainsi.

Sa voix avait été proférer de manière calme et dénudé de sensation, tandis que les traits si juvénile de Wonsul n'exprimait impassibilité et calme, sous le casque désordonné de ses longs cheveux. Le peigne avait quitté ses lèvres pour choir sur le corps de Nataku. Le feu crépitait de complaisance dans l'âtre, apportant sa précieuse chaleurs à nos deux protagonistes..et les éclairant de manière partiel sous la noirceur des lieux.
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Nataku Araharu
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MessageSujet: Re: Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]   Dim 8 Nov - 8:01

Un soupir.. S’échappa rapidement de ses lèvres, pensant que peut-être il allait la délaisser pour qu’elle donne à ses efforts un peu plus de poids. Elle pensait aussi par sa requête lui montrer qu’elle était prête à braver le vent quelques heures encore pour se trouver à ses côtés, pour palabrer, parce qu’il n’y avait que cela de vrai pour le moment. Les actions…n’avaient guère besoin d’exister en ce soir. Les minutes s’effilèrent au même titre que le mutisme des deux protagonistes. Pourquoi hésitait-il…pourquoi ne daignait-il pas faire quelques pas avant qu’elle le rejoigne, pour ensuite retrouver leur échange verbal. Elle avait tout fait, tout dit pour ne pas le déranger, et pourtant…pourtant, ce dernier s’approcha à peine d’elle, puis s’accroupit. Elle qui regardait juste au dessus de ses bras, barrage qu’elle avait encore formé contre les volutes, apercevait maintenant le bas du visage de cet ange. Là encore, son regard s’agrandit de surprise, n’imaginant pas une seule seconde qu’il la prendrait dans ses bras. Mais elle se laissa faire, comme étant devenu son propre fardeau au poids plume. Jamais elle n’oserait le rejeter, non pas par respect, tout simplement parce qu’elle aimait sa protection. En revanche, c’était considéré comme profiter de lui…Enfin, voilà bien des pensées natakuienne, il fallait toujours qu’elle se blâme et qu’elle juge ses actes comme misérable.

Il n’avait aucunement semblé demander le moindre effort pour la soulever, et faisant dos au vent, filtrait complètement le vent. Néanmoins, c’était maintenant lui qui plongeait dans l’engelure. Et Nataku ne lui voulait aucun mal. Elle sentait ses cheveux lui chatouiller le minois, et avait très envie de garder une de ses longues mèches fines dans ses doigts…mais ça aussi, elle se garda de le faire. Avec une moue adorable, elle regardait le profil du précieux shinigami et ne se rendit compte de la rapidité avec laquelle il marchait pour les ramener.. Devant son antre. Une seconde fois. Finalement, il fallait se rendre à l’évidence, elle n’aurait pu continuer, malgré sa volonté de fer. Pour leur nuit.
C’est donc avec quiétude qu’elle se pelotonna un peu plus dans ses bras, et une fois n’est pas coutume, elle trouva tellement cette place si agréable et chaleureuse qu’elle souhaitait y rester plus que nécessaire. Elle approcha sa tête contre son torse pour écouter la cadence régulière de son pouls, ce qui par automatisme l’empêcha de penser à la froide douleur qui léchait ses membres. Elles les avaient anormalement endoloris, mais contre toute attente, la fièvre s’était calée, ne souhaitait plus revenir au galop. Elle remercia dieu de cette bénédiction et même de cette rencontre certes imprévisible, mais O combien désirable.

Elle le voyait ainsi agir, la délaissant malgré tout sur le maigre futon, objet et texture froide, insignifiante…rêche. Mais la jeune femme resterait agenouillée sur le côté, les deux mains sur le sol, le regard éteint et les cheveux lui barrant le visage. Il la recouvrait… avec quoi ? Son visage se redressa et elle le vit…euh… elle changea de direction et une chaleur toute naturelle se logea en elle, sans savoir d’où ça venait. Il était terriblement prévenant. L’envie de protester était assez forte mais…elle était paralysée par le froid, le chaud, les émotions.. Cette vision …quelque peu épurée… En entendant sa douce voix masculine s’élever, une fois encore son cœur se serra, et le fait de revoir cette magie, cette technique du hado, lié au kido, la ramena inlassablement aux souvenirs. Évidemment, Nataku de son temps d’apogée, prônait le kido et non lezanjutsu, encore moins le hakuda. Sa silhouette, son ombre, la recouvrèrent une nouvelle fois , et hop, il prit dans ses bras le petit fardeau qu’elle était. Elle fut décidemment de plus en plus gênée, bien qu’à l’aise, c‘est peu de le dire. Puis, la froideur du sol terreux n’était pas à envier à coté de ses grands bras réconfortants. Elle voulait le remerciait mille fois, lui demander pardon aussi de lui prendre son temps alors qu’il aurait sans doute opté pour une nuit tranquille, peut-être un dessin pour passer les minutes… à dire vrai, elle le connaissait si peu. Puis ses yeux se posèrent sur ses lèvres qui retenaient cet objet étrange qui sans lui, offrait à Wonsul une allure certes plus négligée mais langoureuse et nonchalante.

C’était tout de même la première fois depuis cent ans qu’un homme la soignait avec tant de.. douceur, sans que celle-ci n’est perdue sa fermeté. Une ferme douceur, en effet. Comme protégée de son environnement insalubre, maladif, des fois malsains, des fois non, ce soir là, elle recupérait plus vite qu’à l’accoutumée sa chaleur ; ses mains qui tout à l’heure ne bougeait plus, se mouvaient sans difficulté, l’articulation des doigts ne fut pas non plus pénible. Et se retrouver avec l’odeur de cet homme, entourée de son aura salutaire …lui suffisaient amplement. Il avait réussi à prendre soin d’elle du début jusqu’à la fin, et ce, avec savoir-vivre. Lui qui avait bien bougé ces derniers secondes, devait sans doute vouloir un peu de repos physique, non pas que ces actions lui eut pris une quelconque énergie, mais il n’était plus heure de l’importuner. Quelques longues minutes s’enchaînèrent, engloutissant le temps qui passait à grande vitesse pour elle. Hé oui… malgré tout, même si la soirée avait été rude, elle ne souhaita en aucun cas que ça se termine.

Il agissait en tant que soleil, l’inondant de ses rayons doux et caressants. Le silence semblait être le bienvenue, et elle observait les petites flammes onduler. Tout était bien… C’en était presque devenu magique, cette vision ardente devant elle, ces sensations de bien-être, de langueur… et demain, tout serait vide. Tout. Les yeux fermées, elle se méprisa, se sermonna à elle-même. Diantre, elle n’allait tout de même pas s’attacher à lui ! Involontairement, parce que son geste avait automatiquement suivi le cours de ses pensées, elle s’était redressée et avait placé ses petits poings sur sa taille, ferme et décidée à ne pas se laisser charmer. Et ses yeux coulèrent sur ce qu’on appelle une barrette. Rougissante, mais bien heureuse de lui faire dos puisqu’il ne pouvait voir son expression, elle osa toucher cet objet qui avait semblé lui être cher, et pensa aussi à lui répondre, car même navré de sa réaction de tout à l’heure, il fallait bien qu’elle agisse indépendamment de lui :

- Je le sais fort bien…

.....Je vous accompagnerai dans mes pensées, pour votre réussite et ces ambitions, votre accompagnatrice Ghanima.. Pour votre personne toute entière. C’est bien peu…en comparaison de ce que vous avez fait. Vous m’avez ouvert les yeux Wonsul… En une seule soirée…
elle pivota de la tête pour lui faire face…évitant accessoirement de baisser son regard pour ne pas perdre son assurance. Je vous en suis certes reconnaissante, mais je vous ferai honneur, je vous en fais la promesse. … Au fait…

Elle ne pouvait empêcher son cœur de s’emballer, c’était terrifiant. Elle se redressa un peu plus, ne s’appuyant que sur ses genoux et le fixait, les yeux souriants et brillant, le sourire quant à lui rayonnant :

- Vous permettez que… puis elle agitait lentement la pince dans sa main gauche. Mais, avant qu’il ne réponde, sait-on jamais avec lui, il pouvait refuser, et elle comptait bel et bien s’occuper de lui, elle se releva sur ses frêles jambes, toujours aussi menue dans ses immenses kimonos, puis s’agenouilla derrière lui, lui intimant par la présente :

- Détendez vous. Je vais juste rattacher ces cheveux…ils sont en pagaille…Même si cela vous va bien.

Elle se sentait quelque peu étonnée d’avoir eu l’audace de la flatterie, mais ne s’en blâma pas pour une fois. Nataku déposa délicatement ses petits doigts fins sur la tempe de Wonsul, et remonta jusqu’au front.. Avant de ramener une bonne partie des mèches vers elle. Elle exécuta le même geste de l’autre côté, et délia ses longs cheveux tout de même avant de les attacher par la grâce de cette magnifique attache. Toujours souriante, et d’un ton calme, elle lui déclara :

- Vous avez quelques nœuds, pas bien méchant ici et là…je …..enfin vous…..

En vérité ça lui démangeait les doigts d’arranger tout ceci….Mais que faire avec un homme qu’elle n’osait pas toucher tout simplement parce qu’il semblait intouchable ?
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Wonsul d'Ongil
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MessageSujet: Re: Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]   Dim 8 Nov - 18:55



notre jeune shinigami semblait absent, tandis que Nataku paraissait lui répondre, et se mouvoir entre son étreinte. Ses yeux clair étaient comme perdu sur la danse subtile et vive des flammes orangées. Le bois se calcinait lentement tout en crépitant de manière irrégulière... la lueur était douce en ce lieu si pauvre, et accentuait les attraits de nos deux protagonistes. C'est alors que Wonsul abaissa son regard pour se rendre compte que la jeune femme n'était plus. En effet elle s'était redressée, et avait apparemment récupéré son peigne. Puis il sentit le toucher doux et attentifs de ses mains si frêles, glisser sur ses tempes, frôlant sa peau, puis regrouper ses longs cheveux en arrière pour les remettre un peu plus en ordre.

Ce simple touché, troubla notre jeune 4e siège, car cela faisait quelques années qu'on ne lui avait point touché les cheveux ainsi. Son regard s'était un peu agrandit, bien à l'insu de Nataku, avant de reprendre un aspect plus neutre, et son ses muscles se tendirent, pour se décontracter par la suite sous le contrôl du noble. Au fond de son esprit le doux souvenir de Pyong lui revint.. la façon qu'elle avait de lu soulever cette longue chevelure et de la lui coiffer... lui même lui rendait la pareil...et se complaisait à faire dure cela encore.. Et encore avant de lui fixé ce même peigne en sa coiffe. Son rire et ses sourires lui manquaient terriblement. Tout cela pour un simple touché sur ses tempe.. et cette délicatesse et son coeur se trouvait comme assaillit par la douleur sourde de l'absence. Son visage pourtant si impassible devint plus fermé tout à coup, refusant d'exprimer quoi que ce fut , alors que ses yeux se figèrent sur les flammes joyeuses..

Le silence s'était installer entre eux, alors que Wonsul avait parfaitement deviné les intention de la jeune femme. D'ordinaire, il aurait refuser et se serait presque montré hautain, mais une fois de plus il n'était pas en son domaine et qui plus est, il comprenait qu'elle ne veuille que lui rendre honneur, comme lors de ce repas. Il réprouva un long frisson en son dos et formula enfin :


- Si tu le désirs, cela serait un profond honneur pour moi que tu me coiffes.

Sa voix bien que monocorde, paraissait respectueuse. En effet, selon lui, il se devait de respecter la personne qui lui offrait son toit, même si cela n'était que pour un temps si court. Car dès l'aube il se devra de partir. Mais, il redoutait un peu cette action que de le coiffer, car cela ramenait un peu trop de réminiscences en lui , et la fatigue était bien plus présente en lui. En effet la douce chaleur du feu, et cette heures tardive, sans parler de sa journée, son corps était fourbu, malgré son apparence si calme et apaisante. Lentement le jeune shinigami s'imposa une respiration lente et mesurée, tout en restant parfaitement silencieuse, abaissant son regard clair sur la surface poussiéreuse du sol, faiblement éclairer par les flammes, toujours aussi vives. Ainsi, il put gagner quelques instant encore sans que la lassitude ne s'éprenne de ses muscles et de son esprit. En ce dernier Ghanima s'était tut... ne laissant entendre que le souffle du vent, soulevant le sable chaud du sareer...Elle dormait sans nulle doute.. alors que lui veillait encore, en compagnie d'une personne qu'il ne connaissait que depuis peu.

C'est vrai qu'elle le troublait, malgré tout ce qu'il pouvait réellement dire.....Ses pensées furent interrompu, lorsqu'il sentit une main glisser le long de son dos afin d'ne prélever quelques mèches, et le son lisse et feutré du peigne se fit entendre. curieusement, quelque chose d'apaisant s'empara de Wonsul, qui ne put réprimer de doux frisson lui parcourir le cuire chevelu. En fait... être coiffé par autrui était quelque chose qu'il avait toujours adoré...même si cela lui semblait réellement intime..mais là ce n'était que du respect...un honneur. Certains accro lui firent tirer une grimace, cependant discrète, ne proférant rien afin de ne point inquiéter Nataku, qui semblait prendre plaisir à faire cela. Pourtant ce n'était pas une mince affaire que de s'occuper de ses cheveux .. vu leur longueurs et leurs finesses.

Cette sensation agréable était elle, qu'elle trompa la vigilance de notre 4e siège. Ses paupières se fermèrent peu à peu, voilant sa vision..perdant de vu cette danse enflammé , contracté par le feu... En sa poitrine nue, son souffle se fit plus profond.. alors que son esprit sombrait lentement dans les limbes d'un sommeil réparateur. Assit en tailleur, les bras reposant nonchalamment sur ses cuisses, le visage complètement libéré de ses cheveux blonds Wonsul avait un air bien plus détendu, perdant du même coup ce masque d'impassibilité pour celui de l'abandon. Les dernières sensations qu'il perçut furent le passage lent, attentif du peigne de Pyong en sa chevelure, et le toucher involontaire des doigts appliqués de Nataku...
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Nataku Araharu
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MessageSujet: Re: Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]   Lun 9 Nov - 23:37

Il approuvait. Il lui donnait son aval, et Nataku en fut plus qu’heureuse. Elle allait pouvoir profiter de ses magnifiques cheveux longs parce qu’il était temps qu’enfin, elle s’occupe de lui. Toute sa confiance lui revint d’un coup, tel un souffle bienfaiteur sur le visage, ou un voile chaleureux qui l’entoura pour obstruer la fraîcheur. Dévouée, mais n’agissant pas comme s’il était employeur, elle le gratifia en penchant la tête, ce qui fut bien ridicule puisqu’il lui était impossible de le remarquer, sauf s’il en percevait les ondées d’air. Peu importe, la vice capitaine aux allures de demoiselle noble s’enquit de s’exécuter. Son regard plongea sur sa porte, en particulièrement en bas, là où la lumière de la nuit s’immisçait. La vêpres alors lui rappelait combien il se faisait déjà tard, et que bientôt, il leur faudrait dormir. En y repensant, elle était heureuse de savoir que cet homme allait se reposer ici, et bien qu extrêmement fatiguée, elle en profiterait pour l’observer ainsi. Néanmoins, fallait-il encore qu’il daigne dormir avant elle. Or, il était si protecteur qu’il pourrait très bien lui demander de se coucher avant lui. A cette pensée, elle ne put réprimer un soupir contrarié.

Nataku reporta ses yeux sur le dos marmoréen du shinigami et le trouva étrangement immobile, relâché, … comment faisait-il ? La jeune femme aurait aimé se tenir de la sorte -et le faisait à merveille à son propre insu- et fut embarrassée de le voir de dos.. Même ainsi, il était perturbant…Nataku crut que son cas s’était rapidement aggravée, alors pour oublier ses pensées dérangeantes elle s’attela avec une douce énergie aux soins qu’elle lui prodiguait. Elle reprit l’attache et peigna ses cheveux d'un geste sans cesse répété et un peu endormant…et inlassablement, elle buta sur quelques mèches qui portait de très très fin nœud, laissant des fois passer l’épaisseur infime du peigne. Mais avec une infinie douceur, elle prenait la mèche intéressée dans ses mains, et sans s’acharner méchamment, passeait plusieurs fois l’objet afin de la démêler entièrement. Puis, elle relâchait le tout, et recommençait, le visage épanoui et rêveur. Il lui arrivait quelques fois de frôler son dos mis à nu, et sa gêne s’accentuait sans qu’un seul son néanmoins s’échappe de ses lèvres.

Elle avait été perturbé aussi par ce mot, honneur, parce qu’elle se considérait comme roturière, alors lui faire honneur était pour elle impensable. Mais il la gâtait sans qu’il ne se rende compte. Il fallait bien avouer aussi qu’il suivait la ligne respectueuse des nobles et se comportait toujours avec cette grâce incomparable, cette politesse chevaleresque, apanage de la haute naissance, quand bien même il ne l’était pas de sang. Elle lui vouait une admiration sans bornes, et agirait pour lui désormais, qu’il le veuille ou non. Peu lui chaut puisque dans tous les cas, ses pensées et agissements resteraient secret, peut-être bien même qu’il l’oublierait après cette soirée. Nataku cajola chacun de ses cheveux tandis qu’elle ne le vit plus bouger. Elle arrivait même à percevoir sa respiration, très régulière. Sur le coup elle eut des doutes.. mais elle persévéra car la caresse de ses cheveux sur sa main la faisait frissonner, dans chacun de ses mouvements. Et plus elle répéta ce geste, plus elle aima ça. Jamais auparavant il ne lui était venu l’idée de coiffer le moindre individu, elle aimait certes ébouriffer les cheveux des jeunes enfants, ou d’arranger une coiffure négligée, en revanche, peigner de la sorte.. Un homme qui plus est…
Oui, c’était contre toute attente très agréable et ne voulait plus quitter sa place. Une vingtaine de minutes passa alors, et pas un seul son n’avait quitté les lèvres de Wonsul, ni celle de Nataku d’ailleurs qui s’était noyée dans un silence inégalable. L’atmosphère était très chaleureuse, et le petit feu de bois ne s’était pas encore éteint, les petits flammes rougeâtres mangeaient avec langueur le bois carbonisé incessamment…

Que se passait-il ? Croire qu’un noble restât sous l’emprise de l’inertie grâce aux petits soins d’une femme ordinaire était légèrement inconcevable. C’est donc par curiosité qu’elle passa un dernier coup dans ses cheveux lisses et doux, avant de le poser entre ses genoux, se faisant patiente. Néanmoins, la pièce entière restait figée, hormis les ombres engendrées par les danses du feu. D’un pas très léger et feutré, elle contourna Wonsul, et papillonna des yeux pour s’assurer si ses prunelles n’étaient pas embrumées. Rien n’y faisait, elle s’agenouilla devant lui, la barrette dans sa petite dextre, et observa le visage fin et relâché du dormeur. Sans comprendre la raison du cœur, elle sentit d’emblée ses joues devenir brûlante au contact de cette vision si…émouvante. Ainsi, il illustrait à merveille l’ange. Elle ne put s’empêcher de constater qu’il possédait un corps assez athlétique, bien que fin, un corps sans doute très agréable à effleurer. Cette pensée l’a mis sur des charbons ardents et sa tête pivota vivement vers .. Le futon. Non, mauvais endroit, elle tourna la tête à l’opposé, sur la vaisselle. Mauvais endroit encore, c’était là qu’il lui avait sucé le doigt. Finalement, elle déclinait carrément son regard vers le peigne.. Et l’envie de le peigner se fit pressante.

Seulement… seulement… Nataku ne put s’empêcher de se pâmer devant ses magnifiques traits, admirant sans retenue son si beau visage. Au début, il lui avait semblé presque normal, mais maintenant, …maintenant…que lui prenait-il ? Pourquoi le trouvait-elle complètement à son goût ? Les sourcils remontés, comme si elle semblait désespérée, elle le fixa pendant de longues minutes. La volupté s’éprit doucement de sa conscience tandis qu’elle ne le lâchait plus de ses yeux d‘un caramel brillant. Finalement, au bout de très longues minutes -trop longues pour elle car c‘était insoutenable de ne pas l‘embrasser-, elle cligna des paupières et obliqua son regard sur une autre partie du visage de Wonsul : ses lèvres.

Impossible, elle porta sa main sur ses propres yeux pour cacher sa vue, par la même occasion son émoi.
Elle se releva rapidement, et ôta le kimono du shinigami. Elle ne pouvait pas décemment le laisser ainsi exposé alors qu’il s’était endormi… sait-on jamais…Quant à elle, sa chaleur est revenue à la normale. Alors, d’un pas toujours étouffé elle l’enveloppa de son habit d’origine, prenant soin à ce que tout l’enveloppe, puis se repositionna devant lui…bêtement car au final, elle souhaitait le regarder toute la nuit. Elle regrettait de ne pouvoir échanger plus de mot, afin d’en savoir plus sur son passé, mais cette vision éphémère se devait d’être immortalisée dans son esprit. Sans s’en rendre compte, elle restait inébranlable, fixant sans savoir les lèvres du jeune homme, et non autre chose. Aucune rougeur ne vint changer son teint lunaire, car hypnotisée. Il semblait réellement dormir, et ce profondément. Peut-être que… ce qu’elle souhaitait faire … était réalisable.
L’audace avait du génie, il fallait qu’elle s’en souvienne. Pourtant, tout la bloquait, rien que l’idée en premier. L’envie… la poussait à braver sa raison. L'inconscience avait parfois des audaces que la sagesse n'avait pas le pouvoir de réprimer, et sans doute devait-elle agir de la sorte, afin de ne pas regretter plus tard sa lâcheté. Il dort…. Il ne fait que dormir… dormir… une litanie que se répétait Nataku pendant qu’elle s’approchait de lui, avec une lenteur calculée, ne souhaitant faire un faux pas. Tout en elle était bouillonnant, mais cela n’avait plus d’importance. Elle le souhaitait ardemment, et peut-être qu’il la détesterait plus tard. Etait-ce judicieux…

La raison était bien trop cruelle. Elle la détestait. Seulement, à mi-chemin, jamais elle ne souhaitait faire demi-tour, jamais ! Et plus son visage se rapprochait, plus l’envie de l’embrasser devint impérieuse. Elle arrivait désormais à l’effleurer du visage, et sans comprendre pourquoi, ses larmes coulèrent. Sans plus attendre, elle lui vola sa liberté, durant quelques secondes. Ses lèvres se posèrent contre les siennes, ses paupières se fermèrent rapidement et son cœur exploserait à la minute qui viendrait. Mais en cet instant, la mort n’était rien, comparée à ce sentiment qui la compressait entièrement. Elle ne put s’empêcher de pleurer, jusqu’à ruisseler sur lui, tandis qu’elle lâcha à contrecœur ses lèvres, tellement déçue que son baiser soit si court.

Elle se recula brutalement, de peur qu’il la surprenne et se dirigea à son coté droit, se reposant sur son épaule masculine. Finalement, elle allait dormir, ce chamboulement d’émotions, l’avait rendu nerveuse et définitivement …amoureuse.
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Wonsul d'Ongil
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MessageSujet: Re: Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]   Mar 10 Nov - 6:27

Wonsul s'était donc laisser allé dans un sommeil réparateur, laissant les douces mains de Nataku s'occuper de sa coiffure.. Cependant, au bout de quelques instants, alors qu'il était encore enclin percevoir certaines réalité... La tête légèrement incliné.. ses jambes pliées en tailleurs, lui conférait une posture sage et douce.. sa poitrine se soulevant lentement...ses lèvres crurent ressentir comme une douce caresse..presque humide.. tel un baisé doux, mais pas provoquant...le jeune noble esquissa un faible froncement de sourcils à cela... mi conscient..puis soupira avant de s'allonger naturellement sur le sol. Quelque chose vint le couvrir, lui procurant une douce chaleur en plus du feu...l'invitant à sombrer encore plus loin dans ses songes, ses lèvres gardant le souvenir de ce contacte...qui lui rappela une chose familière qui appartenait à son passé....une réminiscence heureuse qui disparut soudain pour ne laisser que l'obscurité en son esprit endormit...

Songe :

Le manoir était plongé dans la nuit... étrangement les lampions n'éclairaient point la demeure des d'Ongil...Wonsul était là, devant la porte principale. Il portait son simple kimono de l'académie, Ghanima à sa ceinture. L'air était doux.. mais aussi porteur de mauvais augure, car une légère odeur de mort vint frapper ses narines. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et malgré tout son self contrôle il ne parvenait pas à le faire ralentir. Seule la litanie sans cesse répéter martelait son esprit afin de paraître calme et réfléchit. Lentement, le jeune homme traversa la longue allée avant d'atteindre le dessus des marches. La porte entrebâillé laissait percevoir une main gisante sur le sol, dans l'obscurité... Wonsul voulut s'approcher, mais son pied droit rencontra quelque chose de liquide et une affreuse odeur de fer s'empara de son odorat. Son regard s'écarquilla d'effroi quand découvrit qu'il marchait dans une marre de sang. Un frisson de dégoût parcourut son dos et sa main, comme par prudence s'aggripa à la garde de son zanpakutoh. Lentement il poussa la porte, et attendit quelques seconde afin que sa vue ne se prête à la noirceur du lieu. Une fois à l'intérieur, une affreuse odeur de fer et de sang vint percuter ses sens, et il dû se retenir pour le pas plaqué une main sur sa bouche, alors que ses yeux découvrirent enfin l'étendu du massacre... Il se trouvait dans l'une des antichambre qui menait à la salle de réunion.... six cadavres recouvraient le sol de leur sang et de leur dépouilles. Sans trop savoir comment, le corps de Wonsul continuait d'avancer à travers ses corps inertes et ses visages torturer par la terreur. Certains avaient des antailles profondes sur le haut du corps tandis que d'autres avaient été comme éventrer. Les traces étaient si nettes et précises que notre shinigami ne pouvait s'ôter de l'idée que c'était un cambriolage qui avait mal tourné...


Bientôt il se trouva face à la porte du conseil, la main toujours sur la garde de Ghanima. La litanie frappant encore et toujours son esprit inquiet.

*Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit a l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là ou elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi.*

Son souffle était profonds et volontairement contrôler quand enfin il se décida à pousser sur le côté la porte qui le séparait de la pièce principal... Une fois encore sa vision fut glacé par l'horreur du spectacle. Des corps.. encore des corps... mais ce n'étaient plus des serviteurs.. mais les anciens.. sans parler de son père adoptif qui gisait, le katana brisé à ses côtés, au centrer même de la pièce. Les bijoux sur les cadavres avaient disparut... wonsul tomba à genoux alors que de ses bras il empoigna le corps de son père adoptif contre lui. Qui avait pu faire une telle chose?!! ce ne pouvait être un cambriolage! c'était un massacre déguisé !! ou alors un pillage sans plus de finesse que d'effacer les témoins!! L'esprit de Wonsul fut prit d'une tell colère que son reiatsu envahit les lieux..Lentement, le garçon se redressa sur jambes, laissant le corps de son père sur le sol et dégaina d'un geste meurtrier son sabre. Il lui fallait retrouver Pyong et Yongil, cela ne pouvait être vrai! D'un shunpo il allait gagner les quartiers personnel quand une voix agonisante et enfantine l'interpela.

-Won...sul..sama..Won...sama..

L'interpeler cessa son action et se tourna rapidement vers cette voix qu'il ne connaissait que trop bien. Elle provenait de derrière le mur de papier qui lui faisait face. Rapidement il tailla dedans à l'aide de Ghanima et se s'empara du corps de l'enfant qui était allonger là. Il le souleva doucement, par précaution et l'appela par son nom avec délicatesse, comme pour le rassurer.

- Yongil sama. Yongil, je suis là..

Les yeux de l'enfant s'agrandirent et plongèrent dans celui de son frère. Il tenait quelque chose dans ses mains comme si c'était la chose la plus précieuse à ses yeux. Wonsul quitta son haut et entoura les épaules du garçon comme pour le réchauffer.

-Nii sama..Prenez le..ils le voulaient..mais j'ai été plus malin.. ils ne l'ont pas eut.. s'il vous plait Nii sama..ne les laisser pas le prendre ...

Ce faisant les mains de Yongil se desserrèrent, laissant apparaitre une magnifique pince en or, magnifiquement travailler. Si l'on observait bien, un dragon s'enroulait tout autour. Tout comme le symbole de la maison des d'Ongil. Ce, n'était autre que l'ornement qui devait recouvrir la coiffure de l'héritier du clan. Wonsul le prit doucement des mains de son frère et s'en rendit compte que l'objet précieux était couvert de sang..... celui de Yongil. Comprenant que tardivement, sa main qui soutenait par en dessous le faible corps de l'enfant, senti quelque chose d'humide.... une blessure... Une fois encore Yongil écarquilla les yeux, alors qu'un fin sourire vint sur ses lèvres.

- Dis, tu n'emmèneras encore voir le soleil le matin.....?

Le corps eut un dernier soubresaut et ne s'anima plus...

Wonsul voulut crier et secouer le corps de son frère, ne voulant pas y croire mais rien ne vint. tout à coup tout autour de lui s'effondra, il ne restait plus rien....

Fin du songe .


Sous l'impacte de la fureur et du chagrin, Wonsul se redressa de tout son long, le coeur battant en un rythme endiablé , son visage si neutre d'ordinaire était couvert de sueur et ses yeux semblaient perdu dans le vide.. ne reflétant que douleur. Un simple mot quitta ses lèvres entrouvèrent dnas la pénombre des lieux... annonçant sans doute les 3h du matin....


-KullWahad...

Peu à peu ses sens lui rappelèrent l'endroit ou il se trouvait.. et espérait ne point avoir éveiller Nataku qui semblait être non loin de lui... Son esprit s'imposa automatiquement un certain calme en respirant plus lentement et ses doigts se déserrèrent sur son haut qui lui avait tenu lieu de couverture. Les battements de son coeur s'étaient ralenti, et son esprit chassa les dernières sensations et images de son passé....et de cette douleur. C'était plus qu'une habitude..mais il n'était point seul dans la pièce... Lentement il se rallongea sur le dos...fixant le plafond..ignorant totalement s'il avait été surprit ou non..mais il se complaisait à le croire... Sa main droite porta le bout de ses doigts sur ses lèvres et les caressèrent pensivement...il avait encore cet étrange souvenir....si agréable..et doux....faisait il partit du rêve..
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Nataku Araharu
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MessageSujet: Re: Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]   Ven 13 Nov - 1:21

La jeune femme sentit un mouvement, alors qu’elle s’était placée de manière convenable contre l’épaule de Wonsul. Il était certain que cette attitude (celle de s’asseoir si près d’un homme) ne lui seyait guère, mais comme c’était la première et dernière nuit qu’elle passerait avec un tel shinigami, un peu d’audace ne lui faisait pas de mal. Elle fut bel et bien rassurée de constater qu’au final, il n’avait pas été réveillé par son baiser, son affection, sa présence. Elle se considéra machinalement comme étant invisible, ignorée, transparente. Cela avait été ainsi durant de longues années lors de son errance journalière dans les venelles du Rukongai. Elle avait fréquenté un district bien plus hasardeux et dangereux que celui-ci. Et grâce à sa gentillesse, ses souhaits débonnaires, sa douce et gracile enveloppe charnelle, elle avait réussi à recueillir une petite somme capable de payer le misérable lotissement dans lequel elle était maintenant. Car oui, auparavant, pire qu’une roturière, elle avait déambulé nuit et jour sans toit. Une vie de misère…En y repensant, comment avait-elle pu se laisser aller, mettre un terme à sa volonté légendaire, à ses objectifs honorables ? Comment .. ?

Mon dieu, elle s’était fourvoyée…Nataku ne comprit pas non plus son envie de s’adonner aux réflexions alors qu’il était temps de dormir. La fatigue ne l’avait guère épargnée, même sous les efforts adorables de Wonsul qui souhaitait simplement l’aider ou à la protéger. Elle regretta amèrement son départ, peut-être même cette rencontre qui finirait finalement par des fragments de souvenirs, pour lui ; pour elle. Alors, repensant à cet être, une larme s’effondra sur sa joue avant de mourir sur les commissures de ses lèvres. Elle passa la langue dessus et lui trouva un goût salé. Puis un sourire tourmenté vint retrousser légèrement ses lèvres. Alors qu’elle avait idée de poser sa tête sur l’épaule du noble, elle sentit un mouvement très lent, formulant ainsi un souhait de parfait repos. Ce dernier s’était finalement couché, car il lui était sans doute difficile de se tenir en tailleur. Mais quelle noblesse dans ses mouvements, il était à l’instar des majestés, un prince aux airs angéliques, et le simple fait qu’il avait de regarder Nataku ne pouvait que la rendre heureuse, tout en l‘embarrassant.

En repensant à l’incident de tout à l’heure, lorsque Hachi l’avait apostrophé injustement, elle se savait dorénavant tranquille pour un long moment. Ils penseraient tous à une bénédiction d’une famille noble. Même si cela n’était pas le cas..

Les yeux clos, elle commença tout juste à rejoindre Morphée et ses rêves faramineux, se muant dans un décor totalement irréel et éphémère.. L’épuisement l’avait emporté sur son désir de veiller, et c’est presque sans regret qu’elle rêvait. Évidemment, les bribes de souvenirs disparaîtraient au lever car il était rare qu’elle garde en souvenir ses rêves et cauchemars. Une manière très inconsciente d’effacer tout ce à quoi elle imagine la nuit, sans doute pour éviter les douleurs vécues à l’intérieur de ses rêves. Les heures défilèrent doucement pour ceux qui devaient rester éveiller tout le long de la nuit, mais pour les deux êtres étendus sur le sol, à l’abris d’un petit logis incommode, tout se passait très vite.
L’Ancien lieutenant, profondément endormie, sentit comme une secousse dans son rêve, et son cœur s’agita nerveusement dans sa poitrine, la réveillant ainsi. Néanmoins, elle referma les paupières une seconde après les avoir soulevée, sans se rendormir. Elle ne souhaitait pas le déranger mais avait compris qu’il s’était réveillé en sursaut.

Cela dit, le réveil si brutal de Wonsul l’eut émue profondément ; elle aurait tant voulu s’approprier du pouvoir « effacer les mauvais rêves » . Pourquoi restait-elle couchée sur le sol dans une forme embryonnaire sans se relever pour s’inquiéter ouvertement de son état ? Une fois encore, elle redoutait de le déranger, ainsi, elle préféra se murer dans un silence implacable, bien que sa respiration ne soit pas parfaitement régulière

Quel bonheur toutefois d’avoir dormi à coté de lui, de l’avoir tout simplement rencontré. A jamais, elle garderait tout ses souvenirs en elle, et chérirait la truite protégée par le bocal. C’est vrai… sans savoir si c’était de l’amour ou non, bien que candide et naïve, elle avait peur de se fourvoyer sur ses propres sentiments. Le fait même de l’avoir embrassé était considéré comme…impur de sa part, une forme d’outrage. Heureusement… qu’il n’avait rien senti ou elle aurait sans doute souhaité plus que tout que le sol l’engloutisse. Il l’aurait très certainement méprisé du regard avant de la quitter définitivement.

….Elle se remémora ce si beau baiser et…porta machinalement ses doigts à ses lèvres mais se figea, de peur qu’il ait senti le moindre mouvement. Nataku ne voulait pas qu’il la sache réveillée…
Elle ferma alors durement ses paupières et se força à s’endormir. Elle irait le rejoindre dans ses rêves, c’était son unique espoir.

Et par la suite, elle se promit de ramener Raito pour un jour, le lui montrer…Si ce jour viendrait…Elle ne savait que son nom et prénom.. Quelques miette de son passé…le souvenir de son visage…
Oui, elle avait sombré dans les rêves, ça y était. Mais, on la vit inconsciemment serrer de sa main un pan du drap, et sur le visage perlait deux larmes sinueuses qui allaient tôt ou tard s‘écouler…
C’était la fin du bonheur…elle venait de passer… les limites du désespoir.
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Wonsul d'Ongil
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MessageSujet: Re: Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]   Sam 14 Nov - 3:28

Wonsul peu à peu s'était calmé sous l'exercice imposé à sa respiration profonde et silencieuse. Sa main avait quitté ses lèvres, d'où il ressentait encore cet étrange contact...doux..presque trop réel....et pourtant... insaisissable. Mollement cette main se reposa sur le sol, avant qu'il ne se tourne vers le corps allongé de Nataku. Dans la pénombre il ne pouvait véritablement observer si elle dormait..Elle paraissait si immobile et paisible. Il était si proche qu'il n'avait qu'a lever le bras pour la frôler, pourtant il ne le fit point. Par respect et aussi parce qu'il ne voulait troubler son sommeil. Il resta donc ainsi, sans bouger, fermant doucement les yeux pour sombrer à nouveau dans un sommeil si profond que même ses cauchemars n'eurent d'emprises sur ses songes. Ce n'est que lorsque les premières lueurs de l'aube firent leurs apparitions et se frayèrent un chemin à travers les interstices des fissures, que le jeune noble se mouva une nouvelle fois. Il roula sur le dos avant de ramener sa jambe vers lui, pliant le bras gauche en direction de ses yeux encore brumeux... Ses lèvres s'entrouvrirent mais rien n'en sortie...seul le silence apaisant, et la respiration lente et tranquille de Nataku à ses côtés.

Wonsul resta ainsi encore quelques secondes, avant de se redresser en position assise. Son regard balaya les lieux afin de repérer Ghanima qui se trouvait toujours contre le mur, et ce fameux bocal qui retenait ce modeste dessin qu'il avait inconsciemment dessiné la veille.... Lentement, le jeune shinigami se redressa tout en revêtant son haut d'uniforme, puis d'un pas très doux et sans heurt, il se dirigea vers son sabre qu'il pris avec respect. Mais il ne le ceint point à son flanc. Non simplement il retira du fourreau Ghanima et la contempla une fraction de seconde avant de s'abaisser en position accroupi. Là, de sa main habile il retira prudemment le couvercle afin d'exposer pleinement le motif à son regard si clair. Tout en se relevant de sa hauteur, le shinigami positionna la pointe de la lame sur la surface terreuse. Puis par des mouvements court et agile du poignet, Wonsul affina le tracer afin de le rendre plus abouti et surtout plus résistant au temps. En effet, nulle ne pouvait durer sous la joug de la grande horloge qui dirigeait ce monde, mais l'on pouvait toujours tenter de le prolonger encore un petit peu.

Au bout de quelques secondes, le sabre cessa tout mouvement, puis rengaina discrètement Ghanima, avant de la fixer à son côté. Puis avec précaution il replaça le bocal par dessus l'oeuvre achevé définitivement, puis déposa par dessus le dessin qu'il avait fait de la jeune femme. Son regard clair se porta sur cette dernière, observant son visage si paisible sous le sommeil..pourtant en se rapprochant, il découvrit quelques sillon à demi séchés... avait elle pleurée?... Le 4e siège s'approcha encore et vint porter une caresse attentive su cette joue afin d'en chasser les sdernière marque de pleur...sans doute avait elle donnée son eau au mort. Puis enfin, Wonsul se retira en se dirigeant vers la porte et la fit pivoter sur ses gongs aussi doucement que possible afin de ne point troubler le repos de Nataku. Comme il l'avait dit; à l'aube il se devait de repartir.

Une fois à l'extérieur, le jeune shinigami pu constater que personne n'était encore présent dans les rue et que le soleil rougeoyant n'était guère présent...Cependant il prit son essor pour s'installer sur le toit en taule rouiller de la bâtisse. De là il avait une parfaite vue sur le Rukongai et ses alentour, tandis que le ciel dégager observait des tons rosés et doux au regard........Comme chaque matin et ce depuis qu'il était en ce monde, Wonsul contemplait chaque levé.... comme pour se ressourcer....et commencer une nouvelle journée. [Ses longs cheveux étaient parfaitement lisses et coiffés, et en cela il en remerciait la jeune femme...cette femme qui lui inspirait d'étrange sensation...une envie de la protéger....la quittée était étrangement désagréable..mais il n'avait point le choix. Peut être ne la reverrait il plus, mais qui pouvait le certifier, lui qui allait si souvent se mêler au peuple qui longeaient ses rues si pauvre qu'il avait lui même parcourut par le passé.

Debout face au Seireitei, Wonsul gardait le visage impassible, dépourvut de tout sentiments, laissant simplement l'astre du jour prendre des force afin d'affronter les cieux de son éclat. En son esprit, Ghanima s'était éveillée, parcourant inlassablement le sable du Sareer. Son attitude paisible lui manquait.....et il faillait se laisser guider par l'envie de s'entretenir avec elle en son monde intérieur, mais il n'était plus temps. D'un shunpo il disparut soudain du toit, pour ne réapparaitre que bien plus loin... ombre parmi les toits du Rukongai, regagnant les fiers bâtiments du Seireitei, là où son devoir de 4e siège l'attendait, loin de Nataku et pourtant..si proche. Non c'était une certitude, ils se reverraient un jour; et peu être aurait elle retrouvée ce qu'il lui manquait...que cette force qu'il avait ressentit en elle referait surface.
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Les limites du desespoir [notre charmant Wonsul]
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